Un inventaire à la Prévert: Un sourire Deux mains Trois promesses Quatre vers L'encre de marie.b
Si tu étais main, je serais guitare, Par tes caresses mes sons vibreraient. Si tu étais livre, je serais papier, Par tes yeux mes mots se dessineraient. Si tu étais affamé, je serais miel, Par ta bouche ma douceur serait exhalée. Si tu étais vent, je...
Gemmes brillantes pareilles à des émaux Les larmes en rivière parcourent ta peau, Au-delà des meurtrissures et des orages, Viens contre ma chair et reprends courage, Par la chaleur de mon ventre, le goût de ma bouche, Par le grain de mon sein, la douceur...
Rien n’est plus doux que… Plonger mes yeux dans les tiens, Sentir ta main sur mes reins. Caresser ton visage, Oublier d’être sage. Parcourir ta peau, Frissonner en écho. Le désir sur ta bouche, L’envie que tu me touches. Le son vibrant de ta voix, Te...
Parle-moi d’elle, toi mon doux instrument, Car tu comptais le temps qui me séparait d’elle, Ces matins impatients au soleil des printemps, Les leçons de musique, espérant l’hirondelle. Parle-moi d’elle, toi mon doux instrument, Les leçons de musique,...
Extrait de "Âmes de papier", Editions Thélès, Marielle Boisson. Premier chapitre "Quand Fabien écoute la musique du coeur." "Arborant sa volumineuse chevelure rousse, mon amie patiente devant une menthe à l’eau. Elle s’est glissée dans une jupe courte...
Pour un temps, rends-moi mon coeur d’enfant, Rends-moi le vélo rouge et les exploits d’antan, Rappelle-moi les confitures, les gâteaux au beurre, Et les tartines de miel de mes quatre heures. Refaits-moi sauter dans l’eau des flaques, Mais garde pour...
Rien n’est plus doux que… Le sourire d’un enfant, S’entendre dire « maman ». La robe de l’animal, Surtout celle du cheval. Une amitié sincère, La mousse de la bière, Un baiser avec tendresse, Sur la peau, une caresse, Une bouillante passion, Une enivrante...
Ecrire pour Aimer dans le jardin en errance, Pour entendre les mots d’Amour percer les silences. Ecrire pour se rafraichir aux flots originels, Pour ne pas se dessécher et se gorger de miel. Ecrire pour se réchauffer aux creux de tes bras, Pour s’inonder...
Dans la douceur tout commence, Nos corps appellent en cœur, Le plaisir comme une récompense, L’extase de nos chairs en sueur. Ce n’est pourtant pas l’enfer, Quand au zénith du plaisir en râle, Je plante mes ongles dans ta chair, Tu hurles, tu cries, tu...
Viens avec moi et main dans la main, nous sillonnerons la ville. Viens avec moi et courons dans les rues silencieuses, sonnons aux portes et fuyons. Plus fort, plus haut, encore et encore, le nez au vent, les pieds dans les flaques, naissons. Viens avec...
Même le plus doux des mots doit parfois s’égarer, En suspension éthérée, sur nos corps enlacés, Regards valent plus qu’un discours condensé, Chaleur de nos larmes sucrées et de nos mains nouées, Impression de flotter au-dessus du sol des réalités, D’être...
" Le désir fleurit, la possession flétrit toutes choses." Marcel Proust. " Tout sadisme semble la volonté délirante d'une impossible possession." André Malraux. " Tout ce qui est de l'ordre du charnel, du passionnel, du désir est contradictoire avec l'amour....
Laisse-moi le bonheur de contempler, Ton regard égaré, ton visage de lait. Je voudrais t’avouer mon amour, Avec des mots simples, sans détour. Ils trottent dans ma tête depuis si longtemps, Qu’ils deviennent brûlure et font mal en dedans. Comme tu es...
Contempler la beauté du monde et la respirer, S’enivrer de musique et se plaire à danser, Rire avant de voir nos lèvres se figer, Vivre chaque instant comme si c'était le dernier. Aimer fort avant que le cœur ne soit asséché, Donner sans compter et apaiser...
Il meurt lentement celui qui ne voyage pas, celui qui ne lit pas, celui qui n’écoute pas de musique, celui qui ne sait pas trouver grâce à ses yeux. Il meurt lentement celui qui détruit son amour-propre, celui qui ne se laisse jamais aider. Il meurt lentement...
Ma brunette au regard brillant, ta saveur légèrement amère toujours me désaltère. Mon breuvage faiblement pétillant, ta robe foncée ne cesse de m’enchanter. Mon nectar des dieux d’antan, ta robe sombre, de mon cœur chasse les ombres. Mon irlandaise dans...
Bonjour les amis. Désolée de jouer les arlésiennes depuis quelques semaines, je me suis absentée pour des raisons de santé mais me voilà de retour (en douceur of course!). Un retour en force malgré tout puisque je viens partager avec vous une bonne nouvelle......
Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers, Qui suivent, indolents compagnons de voyage, Le navire glissant sur les gouffres amers. A peine les ont-ils déposés sur les planches, Que ces rois de l'azur,...
Enfin seul, je veux manger tes lèvres, Caresser ton visage, respirer tes cheveux, Me lover contre toi brûlante de fièvre, Baiser ta chair nue parce que je le veux. Humer le parfum dégagé par ton océan, Dévorer ta bouche en frôlant ton âme, Que mon désir...
La pluie commençait à s’abattre en violentes rafales et couvrait la campagne d’un rideau de tristesse hivernale. Louis pressa le pas afin de gravir la petite côte menant à sa maison. Sa démarche traînante et son dos voûté reflétaient l’image d’un patriarche,...
" L'humour, c'est de savoir que tout, absolument tout, est drôle; dès l'instant que c'est aux autres que cela arrive." Marcel Achard. "Le ridicule ne tue plus nulle part, mais aux U.S.A, il enrichit drôlement." Boris Vian. " C'est drôle comme les choses...
Sous le vélum gardien, nous glissons nos frayeurs et nous nous drapons dans le linceul de l’oubli. Sensation de douleurs apaisées sous le voile douillet, sous l’indienne de nos errements. Âmes fantomatiques refusant la face brûlante de l’existence, les...
Du fond de son lit, encore secoué par son malaise, Finn Donaghue cherchait désespérément la main d’Eileen assise tout près de lui. D’une voix affaiblie mais déterminée, il lâcha. — Eileen ! Pourquoi ne s’est-on jamais marié ? La corpulente sexagénaire...
Et si je me calquais à l’image du monde terrestre… Ferais-je exploser des bombes ? Non, je mettrais des enfants au monde puis les rangerais soigneusement dans mon congélateur… Ou alors… Me vient une idée, j’habillerais mon amant de latex et lui logerais...
Un jour je trouverai les mots… Dans le ciel nébuleux de mes pensées, Sur le cheminement de mon esprit torturé, Je trouverai la clé des mots pour que toi, la femme voilée, l’enfant affamé, l’homme blessé, la liberté bafouée, la terre souillée tu puisses...