Mercredi 13 octobre 2010 3 13 /10 /Oct /2010 17:59

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J’ai vogué sur des eaux trop salées,

Marché sur des chemins détournés,

Le combat n’est pas achevé,

Mais je reviens ici partager…

La danse des mots n’est pas terminée.

 

Une tendre pensée et celles et ceux qui sont passés,

D’un petit mot, d’un simple baiser, vous m’avez doucement réveillée.

Et même si vous n’avez rien écrit, j’ai su votre présence intimidée,

J’ai senti vos lectures des lignes jadis déposées,

Des vers que le temps n’a pas altérés,

Je vous remercie et vous souffle un doux baiser…

 

 

 

Par marie-b - Publié dans : Rimes à deux balles.
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Vendredi 2 juillet 2010 5 02 /07 /Juil /2010 22:37

Espoir.

Il est des histoires impossibles, on ne fait qu’y frôler le bonheur sans jamais l’atteindre. Mais l’humain est ainsi fait qu’il appelle l’espoir de toutes ses forces, pour l’aider à rendre les histoires d’amour réalisables. L’espoir peut donner des ailes mais il peut être le pire des conseillers, il vous déconnecte de la vérité même si elle vous crève les yeux. Car… il est des cœurs fragiles et amoureux qui conjuguent l’espoir comme une réalité facile. Comme le papillon, ils se brûlent les ailes au feu des convictions et réalisent la fragilité de leur édifice, la faiblesse de leur chimère. Ils réalisent trop tard. A trop frôler le bonheur sans jamais l’atteindre, l’humain appelle l’amertume, la souffrance et l’anéantissement d’un sentiment qui au départ était pur comme diamant.

 

Les « je t’aime ».

L’homme  est seul au fond de son cœur, il nait, aime et meurt seul. Même les « je t’aime » de l’être aimé résonnent de solitude car tôt ou tard l’être aimé se révèle incapable de partager ou seulement de comprendre. Les « je t’aime » s’envolent alors sous le souffle léger de la brise et ne s’arrêtent plus sur les bordures du cœur qui en a tant besoin. L’homme est ainsi fait que lorsqu’il prononce un « je t’aime » c’est pour avoir un témoin à son « je m’aime » encore plus par tes yeux…

 

Les mots.

Tant de jolies formules afin de flatter une idée, teinter un sentiment, imager la vie. Mais si les mots peuvent se révéler de merveilleuses douceurs sur le chemin de notre existence, ils ont la faculté de tromper sous la dentelle des belles lettres, sous un manteau de caresses, ils se tapissent pour mieux piquer. Aiguillons en plein cœur, envoyés entre deux amabilités… Petits mensonges afin d’édulcorer une amère réalité que l’on ne veut révéler. Les mots font voir, les mots font croire…

 

Extrait "Le journal de Padupe".

 

Par marie-b - Publié dans : Les geysers
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Vendredi 21 mai 2010 5 21 /05 /Mai /2010 11:21

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"Le talent est comme un robinet. Quand il est ouvert, on peut écrire. L'inspiration est une farce que les poètes ont inventée pour se donner de l'importance."

Jean Anouilh.

Par marie-b - Publié dans : Divers
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Mercredi 28 avril 2010 3 28 /04 /Avr /2010 17:57

femme dos

 

 

  

Rien n’est plus doux que…

Plonger mes yeux dans les tiens,

Sentir ta main sur mes reins.

Caresser ton visage,

Oublier d’être sage.

Parcourir ta peau,

Frissonner en écho.

Le désir sur ta bouche,

L’envie que tu me touches.

Le son vibrant de ta voix,

Te sentir tout contre moi.

Tes mots si tendres chuchotés,

Mes mots d’amour susurrés.

Tes lèvres sur les miennes,

Dans tes bras me sentir reine.

Ton sourire qui m’éclaire,

Contre toi perdre repères.

Te regarder dormir,

Et pousser des soupirs.

Rien n’est plus doux que la passion dans tes yeux…

Rien n’est plus doux que l’harmonie d’être deux...

 

 

a la mer

Par marie-b - Publié dans : Rimes à deux balles.
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Vendredi 23 avril 2010 5 23 /04 /Avr /2010 17:35

 

 

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Extrait de "Âmes de papier", Editions Thélès, Marielle Boisson. Premier chapitre "Quand Fabien écoute la musique du coeur."

 

"Arborant sa volumineuse chevelure rousse, mon amie patiente devant une menthe à l’eau. Elle s’est glissée dans une jupe courte dévoilant ses longues jambes fuselées et je ne peux m’empêcher d’admirer son vertigineux décolleté ne cachant rien de ses attributs mammaires. Silencieux, je m’installe à ses côtés. Sans préambule, elle entre dans le vif du sujet.

    Merci d’être venu Fabien, j’ai besoin de te parler.

    Je sais pertinemment de quoi tu veux me parler, je m’y suis préparé.

    Enfin tu vois bien qu’entre nous ça ne colle plus ! Je pense qu’il est temps de mettre un terme à notre relation. Nous tournons en rond depuis des semaines, ça ne peut plus durer !

Mon regard se porte négligemment vers un pigeon picorant sur la place. J’observe le biset au plumage miroitant. Avec célérité, il va de miette en miette, roucoule, scrute les alentours afin de se rassurer. Dans son minuscule crâne s’active ce besoin primaire de la quête de sa pitance. Si je pouvais prendre sa place, rien qu’un instant. Ne rien ressentir, m’envoler, ne plus penser… Allez Fabien, tu dois redescendre de ton nuage, il faut affronter la réalité. Le regard de Michèle est rivé sur moi, elle attend patiemment que je sorte de ma rêverie. Je ne suis pas pressé, j’appréhende les mots à venir. Mon amie reprend d’un ton posé.

    Tu veux te marier à l’église en grande pompe, avoir des enfants rapidement, m’emmener tous les dimanches à la messe et faire de moi la parfaite femme au foyer... Ce n’est pas la vie dont je rêve, tu peux comprendre ça non ?

Envie de fuir. Les mots sont là. Triste mélodie d’un refrain pressenti. Je lui réponds malgré mon désir de mutisme.

    D’accord, tu n’as pas la foi et tu n’es pas vraiment faite pour la vie de couple mais j’espérais que par amour tu changerais. Je vais avoir trente-sept ans et je songe depuis longtemps à fonder une famille, j’ai naïvement cru qu’avec toi… ce serait possible."

    Je suis désolée, je ne veux pas m’enfermer dans ton carcan, je reprends ma liberté. D’ailleurs, je viens d’obtenir ma mutation pour Strasbourg, je dois partir d’ici une quinzaine de jours.

Je lui envoie d’un air dépité.

    Alors, tu balaies trois ans de bonheur comme ça, d’un coup ! As-tu pensé à moi ?

    Penser à toi ?! Je n’ai fait que ça ces dernières semaines. Ma décision est mûrement réfléchie Fabien, tu t’en remettras, ta foi t’y aidera.

Sur cette ultime déclaration tranchante et sans appel, Michèle se lève, lisse des mains sa jupette, l’ajuste en un déhanchement équivoque  et se penche sur ma joue  afin d’y déposer un baiser puis elle tourne les talons sans rien ajouter. Morose, je la regarde s’éloigner. Son parfum capiteux se répand et cette sensation enivrante ravive les souvenirs de nuits torrides durant lesquelles nos deux corps ne faisaient qu’un… le corps de Michèle…  Maintenant une crispation au creux de l’estomac me taraude, je n’ai pas le courage de quitter la terrasse et reste là, un peu hagard.

Cet échec, je l’avais présagé depuis quelques temps déjà. Doucement, la rupture avait fait son chemin, j’en prends conscience à cet instant. Une page de mon livre se tourne. Curieusement, je ne suis pas effondré, seulement déçu mais sans la moindre amertume comme si on me délivrait une évidence, preuve à l’appui… Le garçon me rend la monnaie me sortant ainsi de ma rêverie puis je pivote un peu la tête et je la vois. Je la vois pour la première fois.

Assise à quelques mètres de moi, une superbe jeune femme me fixe avec insistance. De longs cheveux blonds cascadent sur ses épaules et ses grands yeux verts semblent deux émeraudes scintillantes. Incapable d’endurer ce regard examinateur, je m’esquive un peu gêné. Mon comportement ne semble pas déranger la mystérieuse jeune femme. Je rougis et sens le feu sous ma peau mais intrigué par l’apparition, je trouve malgré tout le courage de relever la tête et l’observe attentivement.

Son visage de marbre ne révèle aucune émotion ou expression. Un grain de beauté orne la commissure de ses lèvres et son teint laiteux est à peine coloré par une touche rosée au niveau des pommettes. Incapable de supporter plus longtemps ce visage comparable à une vierge de Botticelli, je me lève précipitamment et m’en vais. Troublé, à n’en pas douter, j’ai l’impression que je viens de rencontrer un ange incarné. L’aura de cette femme ne me trompe pas. Des représentations angéliques, j’en ai suffisamment admiré sur les tableaux de la Renaissance. Des Madones aux Saintes, les plus grands peintres ont toujours su conférer ce halo de grâce divine dont cette jeune femme est parée.

Par marie-b - Publié dans : Divers
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