Lundi 29 juin 2009 1 29 /06 /Juin /2009 16:28


" Vive qui m'abandonne! Il me rend à moi-même." Montherlant.
"Une femme qui atteind la sérénité est une femme qui a abandonné le combat."  A Sylvestre.
"On fuit ceux envers qui on a trop d'obligations." Saint Onge.
"Un homme digne de ce nom ne fuit jamais. Fuir, c'est bon pour les robinets." B Vian.
Par marie-b - Publié dans : Divers
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Mardi 23 juin 2009 2 23 /06 /Juin /2009 13:12

Et si je me calquais à l’image du monde terrestre…

Ferais-je exploser des bombes ? Non, je mettrais des enfants au monde puis les rangerais soigneusement dans mon congélateur… Ou alors… Me vient une idée, j’habillerais  mon amant de latex et lui logerais des pruneaux dans le coffre… ou alors… Je frapperais de ma cravache toute femme dévoilée, tout homme souriant à la face d’Allah… ou alors… Je pourrais enfermer un môme sans soin ni nourriture avec une meute de chiens, c’est très à la mode. Je remplirais mes poches de l’argent des autres, vous savez de qui je veux parler mais si… l’ouvrier, le petit épargnant, la vache à lait quoi…  puis j’irais trinquer à l’Elysée avec le nain de jardin, histoire de compter nos sous…Tiens en parlant de lait, il tourne chez nous mais pas pour faire du fromage, hélas. Une autre idée me vient; pourquoi pas profiter de ma notoriété afin d’endiguer l'épidémie de préservatifs, au nom de l’église mon plan devrait bien mieux fonctionner, non ?

Ah ! Je n’oublierais pas de souiller au passage, notre belle planète, histoire de faire disparaître  quelques poissons, corail, cétacés et ours blancs… où avais-je la tête ? J’ai failli oublier qu’il me resterait encore à couper le bois de nos belles forêts… Houlà ! Quel boulot !

Il y a peu, je voyais le pire des cauchemars en m’imaginant coincée dans un ascenseur avec les œuvres complètes de Maria Carey  en musique de fond… Ben maintenant, mes cauchemars prennent d’autres directions…

La terre n’est pas faite pour moi, je vais donc retourner illico presto  sur Vénus. Salut les terriens, on se retrouvera en mode cellulaire agonisant dans peu de temps rassurez-vous !

 

Par marie-b - Publié dans : Les geysers
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Mardi 16 juin 2009 2 16 /06 /Juin /2009 17:19

Un jour je trouverai les mots…

Dans le ciel nébuleux de mes pensées,

Sur le cheminement de mon esprit torturé,

Je trouverai la clé des mots pour que toi, la femme voilée, l’enfant affamé, l’homme blessé, la liberté bafouée, la terre souillée tu puisses te relever.

Je trouverai la clé des mots pour que toi, le ventre noué, les larmes amères, le mal dans la chair, le cœur transpercé tu sois repoussé.

Je trouverai la clé des mots pour que tu saches mon cœur, mes peurs, mes espoirs, mes chagrins et ma quête s’achèvera peut-être le jour où je parviendrai à prononcer les mots si confus que je tente d’écrire d’une main maladroite et timide.

Un jour je trouverai les mots…

Dans l’avenir ténébreux de mes idées,

Sur la plage de mes sentiments échoués,

Je trouverai enfin les mots d’amour que je ne peux prononcer et ceux qu’il m’est si doux d’entendre. J’enfanterai de phrases de miel, légères comme une brise marine, tièdes comme la paume de l’enfant, puissantes comme un ouragan. La naissance d’une droite ligne entre mon cœur et ma bouche où les obstacles ne seront que souvenirs enfouis…

Oui, un jour… je trouverai ou j’en mourrai…

 

 

 

 

Par marie-b - Publié dans : Les geysers
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Mardi 12 mai 2009 2 12 /05 /Mai /2009 16:30






En 2005, je revenais d’un séjour dans l’ouest irlandais lorsqu’on me vole mon appareil photos. J’étais effondrée. Imaginez un peu, près de 400 photos, plus belles les unes que les autres. Des paysages à vous couper le souffle, des lacs bleutés, des massifs de fleurs posés sur le vert intense des prairies, les cottages au toit de chaume et des gens… Eileen la poupée de Tralee, Danny le driver avec qui je longeais le lac de Killarney, les piliers de comptoir à l’accent écorché, les sourires inoubliable du King’s Head, les musiciens du dolan’s pub… En rentrant chez moi, la tête encore pleine de couleurs, de sons, d’odeurs et de l’écho de cette langue anglaise où les « R » roulent comme à Narbonne… Une idée me vient. Puisque je n’ai plus de supports photographiques, il faut que je pose mes souvenirs. Je m’installe devant mon PC, déroule cartes et prospectus et commence le récit du voyage. Curieusement, j’écris pour le « tout public », j’ajoute des détails historiques, des anecdotes, des extraits de poèmes de Yeats, des petites phrases de Beckett. Le récit devient manuscrit…Voilà mon trésor est là, mon premier bébé de papier. Plus besoin de photos, il suffit de lire et tout remonte du plus profond de mes souvenirs… mais…

Mais je m’aperçois rapidement que ces séances d’écriture quotidiennes me manquent. J’ai développé une forme d’addiction. Certes écrire, je l’ai déjà fait mais de façon épisodique et engagée… Alors, je retourne devant mon PC où je commence l'écriture de nouvelles reliées entre elles. Histoires écrites pour mes enfants, à chaque étape, nous nous réunissons pour une lecture suivie d'une discussion en famille. Un jour, l'un de mes fistons me jette "Maman, tes histoires, je n'en lirai plus. Du moins pas tant que tu n'en feras pas un livre, un vrai livre!" et ma réponse fut "Chiche!"
Aujourd’hui en 2009, j’en suis à mon sixième bébé… Alors si je tenais mon voleur d’appareil photos maintenant, je lui dirais simplement merci. Comme je remercie mon fils Paul, mon premier lecteur.

 

 

Par marie-b - Publié dans : La plume...
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Dimanche 26 avril 2009 7 26 /04 /Avr /2009 14:37

Comparable à un nid d’aigle solidement agrippé au renflement rocheux de la face ensoleillée d’un vallon, il était constitué d’une trentaine de maisonnettes aux murs de pierres sèches et aux toitures chapeautées de lauzes. S’adaptant au vertigineux dénivelé sur lequel il était bâti, Racoule était parcouru de passages et de chemins accidentés que seuls les animaux et les enfants arpentaient avec aisance.

Des traversiers cascadaient tout autour du village. Petits murets de pierres grises savamment imbriquées et comblées par une terre noire, acheminée péniblement à dos d’homme. Ce procédé élaboré afin de permettre à l’agriculture de survivre sur les flancs arides et schisteux d’une région inhospitalière, autorisait la vie à s’enraciner là où elle aurait dû demeurer stérile.

  Au-dessous du groupe de maisonnettes, la pente démesurée aboutissait dans un frais ruisseau aux gazouillis berçant. Sur l’autre face du vallon, l’ubac recouvert de châtaigniers, fournissait aux hommes et aux animaux le pain cévenol. Le fruit nourricier et salvateur. La châtaigne…

Les gens peuplant ce petit village étaient tous issus de vieille souche cévenole. Ils étaient à l’image de leur pays, rudes, courageux et sauvages. Héritage de leurs ancêtres camisards et reflet de l’âpreté d’une vie consacrée à tirer ressource d’une terre manquant de générosité.

Tous se connaissaient depuis toujours car on s’accrochait à Racoule du jour de sa naissance jusqu’à son trépas. Les liens de parenté, proches ou plus éloignés, unissaient les villageois depuis toujours. De tissages d’unions en amitiés sincères, cet amalgame de liens formait une toile d’araignée tenant fidèlement les habitants entre ses fils.

Par marie-b - Publié dans : Divers
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